mercredi 14 mars 2018

L'Enquête d'Elisabeth: La peur de sortir de son village



     Bonjour chers lecteurs, ici Elisabeth qui vous écrit !
     Aujourd'hui je voulais vous faire part des résultats d'une investigation que je mène depuis plusieurs mois. Je me suis cette fois attaquée à un mal qui ronge notre société... Un mal qui nous empêche de vivre notre vie normalement. En effet, de nos jours, de plus en plus d'habitants de villages reculés n'osent plus sortir de chez eux, voire même, restent au même endroit constamment sans bouger, comme s'ils ne voulaient plus vivre.

      Pour être allé à leur rencontre, ces personnes névrosées se plaignent d'être délaissées des autorités locales et une fois livrés à eux-mêmes, ils se retrouvent impuissants et finalement obligés de se cloisonner dans leurs habitations.

      Jeremie, un jeune homme la vingtaine à peine passée, m'a alors confié :


«  Il y a un an, j'ai voulu sortir de mon village pour 
battre la campagne, histoire de m'aérer l'esprit en fait.
Il a suffit que je passe les limites de mon village pour
qu'un groupe d'aventuriers m'attaque, suivi de loups   
sauvages... alors que je ne sais pas me battre ! »       



      Des agressions sans raison, des habitants qui ont peur de l'extérieur, traumatisés de leurs expériences passées. Voilà ce qui semble plonger notre génération dans un rejet de l'extérieur et dans une répétition des mêmes actions et mêmes paroles en boucle.

      Mais un mal encore plus grand semble attendre ces inconscients qui veulent découvrir ce qui se passe hors de leur village comme me l'a confié Gérald, la gorge nouée :


J'ai... J'ai encore du mal à en parler.               
Cet événement est un véritable traumatisme dans ma vie.

Un matin, j'ai juste voulu me balader le long d'un   
chemin forestier et j'ai fini... Enfin...             

Il a commencé à pleuvoir et j'ai vu ce grand bâtiment 
alors je suis rentré et... Je ne peux pas expliquer la
suite. C'était un enchaînement d'événements malsains, 
de jeux perfides à mon insu...                       

Je voulais juste me balader en forêt, pas vivre cette 
aventure traumatisante.                                 



      Suite à cette entrevue, Gerald m'a expliqué avoir rejoint un groupe d'entraide composé d'autres personnes ayant vécu ce genre d'événements traumatisants. Comparer son expérience avec des hommes et des femmes s'étant retrouvé renfermé dans des tours étranges ou des forêts interminables lui aurait permis de tourner la page. Nous lui souhaitons un bon rétablissement, à lui ainsi qu'à ces autres victimes.

      Espérons également que l'armée et autres milices locales arrêteront de nier le problème d'insécurité à l'extérieur des villages et agiront pour stopper, ou au moins réduire, ces violences physiques et surtout psychologiques. Tâchons également, à notre petite échelle, d'essayer de faire en sorte que notre monde soit mieux préparé en prévenant la population des dangers qui l'entourent.


      C'était Elisabeth pour une nouvelle enquête, j'espère que vous avez passé une bonne lecture et à une prochaine !

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